BAGNOLS-EN-FORET

Prenant appui sur l’Estérel et entouré par de très belles forêts, Bagnols-en-Forêt est un charmant village alliant à la fois la quiétude du climat méditerranéen et la fraîcheur de la brise marine, typique à un village provençal.

Son nom fût tout d’abord Bagnols, puis par un décret du 5 août 1929 du Président de la République d’alors, Gaston Doumergue, il devient officiellement Bagnols-en-Forêt, et cela s’explique par le fait que 82% de sa superficie totale est couverte de forêts de pins, de chênes et autres végétations méditerranéenne.

Ses habitants sont appelés les « Bagnolais » et ceux-ci sont très attachés à leur patrimoine historique et à travers des photos d’époque, les rues retracent leur histoire. Longtemps site d’exploitation d’extraction de meules pour moulins à huile et à céréales, la montagne porte encore les traces de celle-ci, tout comme vous pourrez suivre la vie des hommes préhistoriques et plus tard, des romains très présents sur le territoire.

Jouissant d’un climat très agréable, vous pourrez déambuler et vous attabler aux terrasses des restaurants, protégés par des platanes ancestraux et de magnifiques marronniers. Les températures moyennes relevées sont de 31 degrés l’été, et de 2 degrés au plus fort de l’hiver, quant à son ensoleillement, il s’établit officiellement à 2.748 heures par an.

Forte de son histoire très riche : hommes préhistorique, période romaine, moyenâgeuse et renaissance, vous pourrez la découvrir au musée d’archéologie, situé au-dessus de l’Office de Tourisme.

  • La chapelle Saint Domnin 
  • La chapelle Saint Denis
  • La chapelle Notre Dame de la Pitié 
  • La chapelle Sainte Anne
  • La chapelle Saint Antoine 
  • L’Eglise Saint Antonin 
  • Le moulin à huile du village v
  • Fontaine de la Siagnole, dite aussi de l'enfant à l'oie
  • Le musée d’archéologie
  • L'Oppidum de la forteresse
  • Les anciennes tailleries de meules de moulins

Vous aimez la randonnée ? Ne manquez sous aucun prétexte ses sites naturels, grandioses :

  • Les gorges du Blavet
  • La grotte préhistorique du Muéron 
  • La forêt de Bagnols-en-Forêt 
  • La cascade de Gourbachin 
  • Lac de Méaulx
  • Lac du Rioutard
  • Barrage de Malpasset
  • Plusieurs cours d'eaux traversent la commune de Bagnols-en-Forêt 

N’oubliez pas de rencontrer les talentueux artisans d’arts du village, qui vous feront partager leur passion et profitez-en pour vous faire plaisir, en vous offrant une œuvre unique et originale.

Personnalité liée à la commune : l’homme politique français, Philippe Séguin. Ancien Ministre des Affaires Sociales et de l’Emploi, Président de l’Assemblée nationale, premier Président de la Cour des Comptes, il a été inhumé à Bagnols-en-Forêt le 13 janvier 2010 après un hommage national rendu aux Invalides à Paris.

Retrouverez en détail toutes ces informations et bien d’autres encore, dans les rubriques « Visiter » et « Que faire », nous vous souhaitons un excellent séjour à Bagnols-en-Forêt !


Période romaine :

L’empereur César fonde en – 45 Forum Julli (Fréjus), il sera assassiné un an après. En l’an – 31, l’empereur Octave (devenu par la suite Auguste) fait agrandir le petit port de Fréjus pour y amarrer ses navires et ceux pris aux vaincus après la victoire d’Actium sur Antoine et Cléopâtre. Le climat de Fréjus étant malsain du fait des marécages, certains de ses habitants s’enfuirent sur les collines, d’où l’installation de Villa-Rustica (fermes) à Bagnols dans la plaine fertile et saine. Cette occupation dura jusqu’au Vème / VIème siècle.

Période moyenâgeuse :

Pendant 400 ans, soit, jusqu’au Xème siècle, aucune archive n’a été trouvée. A partir du XIème siècle, on trouve dans les textes (capulaires de Lérins et de St Victor de Marseille) l’existence du Castrum de Bagnols (situé à Bayonne). On peut supposer que jusqu’à cette date les habitants vivaient dans la plaine et se réfugiaient en cas de besoin sur le « Castrum de Bagnols ». En 1392, les troupes de Raymond de Turenne ainsi que les bandes de pillards rasent des villages entourant Fayence, dont Bagnols. Plus un habitant, plus une maison, aucune vie pendant 80 ans.

La vie à Bagnols depuis 1477 :

Il faut attendre 1477 pour qu’Urbain de Fiesque, Evêque de Fréjus fasse repeupler Bagnols par une trentaine de familles venant de Pieve di Teco en Ligurie (près d’Impéria) conduite par le Maire d’Améro.

Les bases historiques d’un jumelage

La date la plus ancienne qui mentionne le village est 909, dans une charte du Cartulaire de l’Abbaye de Cluny. En 1042 une charte de l’Abbaye de Lerins le cite comme « CASTRUM DE BANHOLIS » lequel est détruit en 1392 par des bandes de pillards. Une longue nuit de 85 ans recouvre le pays. C’est alors qu’Urbano de Flisco (famille italienne des Fieschi) est nommé Evêque de Fréjus par le Pape Sixte IV et constate que son terroir se trouve dans le plus complet abandon. Il fait venir 30 familles de Pieve Di Teco, diocèse de Albenga, dirigées par Louis Amero. L’acte juridique « Acte d’habitation » date du 9 mars 1477 et se trouve dans le Cartulaire de la Cathédrale de Fréjus. Dans cet acte, Louis Amero prête serment de fidélité à l’Evêque au nom de tous les présents mais aussi pour ceux de sa descendance en ligne directe masculine par le fils premier né. Louis Amero partagera les terres selon son choix et proportionnellement avec les autres habitants. La communauté commence à construire des moulins, des scieries, des fours à pain. On fait venir un prêtre et l’Evêque aide les habitants à s’installer. Ainsi renaît le village de Bagnols en Forêt. L’Eglise paroissiale est Saint-Domnin, dans la plaine, seul édifice religieux à cette époque et remontant au VIIIème siècle, bâtie sur un domaine gallo-romain des Ier et IVème siècles. Pendant la construction du nouveau village, les colons occupent les grandes bastides abandonnées. Le jour où la nouvelle église, Saint Sébastien, est achevée (sur l’emplacement de la mairie actuelle ), une grande fête populaire est organisée pour transférer les objets du Culte. L’église primitive sera alors repeinte de fresques qui montrent une procession partant de la plaine pour arriver au nouveau village. On a cru très longtemps que le village représenté à droite de cette scène était Pieve di Téco mais, on s’interroge toujours sur ce village qui pourrait être africain, pays d’origine de St Domnin . Les fresques sont de l’époque italienne du XVème siècle. Nous sommes alors dans les années 1480. Le village va ainsi vivre au rythme de l’histoire avec ses joies et ses souffrances. Le premier registre paroissial d’Etat civil date de 1563 et porte des noms à consonance italienne: Abbo, Gandolfo, Mero, Caterini, Pacani, Cauvi…mais aussi d’autres personnes venues se joindre à eux: Laugier, Beuf, Magail, Escoffier, Meiffret…dont les descendants se trouvent aujourd’hui au village. Telle est l’histoire de la fondation de Bagnols en Forêt par Pieve Di Teco. Les deux villages sont jumelés depuis 1990.

La chapelle St Domnin

(Aujourd’hui St Denis) fut également construite sur des ruines de ferme romaine. Elle était l’Eglise paroissiale et possède des fresques de 1785 à 1790. Le  » village ancien  » de Bagnols se trouvait donc dans la plaine, formé seulement par ces fermes disséminées. Pour se protéger, elles se regroupent en construisant en 1480/1490, le village à son emplacement actuel. Ces familles cultivent dans la plaine et sur des restanques des céréales, des oliviers, de la vigne. En collines, ces nouveaux venus édifient des berges (restanques en provençal), ce qui leur procure un peu de terre cultivable, l’ayant libérée de leurs pierres. Tous les métiers de l’artisanat étaient représentés. Quelques industries modernes subsistaient encore au 19ème siècle : bouchonneries (grâce aux chênes liège) , moulins à huile, moulins à farine. Depuis le 17ème siècle, il y avait une verrerie qui a cessé son exploitation lors de la guerre de 1870 (voir tableau de la production des années au Musée). Autre activité : La reprise de l’extraction de meules dans la rhyolite amarante des collines : Meules domestiques pour moulins à huile et à blé. L’exploitation avait commencé aux premiers siècles pour cesser (cause inconnue) au 18ème siècle. Bien entendu, comme dans toutes les campagnes, chaque famille vivant en autarcie avait son élevage plus ou moins important (moutons, chèvres, volailles, ânes ou chevaux). Par la suite, l’élevage du ver à soie se développa pour se terminer au siècle dernier (1950). Seuls subsiste de cette époque le long des chemins de très nombreux mûriers (seule nourriture des vers à soie). La population était passée en 250 ans de 33 familles en 1477 à 256 familles pour 956 habitants en 1700. Il y eut ensuite une très forte chute de population puisqu’en 1936 le village ne comportait plus que 560 habitants pour atteindre 693 habitants en 1977. Le dernier recensement fait état de 1986 habitants. René NESSE P.S : La description des 3 premières périodes a été extraite du livre de M. DESIRAT sur Bagnols, que l’on peut consulter à l’Office de Tourisme.

Le moulin à huile du village

Installé non loin de la Vauloube, le moulin a œuvré pour la dernière fois durant la saison 1938-1939. L’eau qui faisait tourner la grande roue à aubes était amenée par un canal. En cas de pénurie d’eau, les aînés avaient construit un bassin de rétention qui pouvait suppléer à la rivière. Le moulin appartient à la famille Laugier et en des temps reculés Messieurs Taxil et Arnaud, les ouvriers journaliers, accueillaient les producteurs d’olives qui amenaient sur le lieu de broyage le précieux fruit afin d’en extraire l’huile aux vertus bienfaisantes. Bagnols était en effet un lieu où les oliveraies étaient florissantes. A titre d’exemple la production annuelle de M. Gaytté de la Rouquaire pouvait s’élever jusqu’à 30 tonnes ! La cueillette s’échelonnait régulièrement entre mi-novembre et février. La guerre a amorcé le déclin de l’oléiculture. L’hiver 1955-56 a été fatal aux oliviers. Avec un début de saison très doux la sève s’est mise à monter, il a neigé en février et un brusque gel à moins 17 degrés a transformé la neige collée aux troncs en coque de glace tuant les magnifiques arbres. Un processus semblable s’est reproduit en janvier 1985. C’était le coup de grâce du métier d’oléiculteur. Quelques oléiculteurs, dont la récolte alimente les besoins familiaux, subsistent. Le seul à avoir relancé la production artisanale du jus de fruit du soleil est Daniel Maraldo. Propriétaire de 400 oliviers il tente depuis 1990 de perpétuer l’oléiculture bagnolaise qui avec le ver à soie, la vigne, l’élevage et le liège ont fait la richesse d’antan du village.